La revue de presse : rail, électrochoc, rappel et guérrilla

LE SYNOPSIS. Tweeter, les alertes, Facebook, c’est net : tout est sur Internet. Pourtant, même en 2012, les journaux existent encore. Monsieur G vous propose la sélection de ses infos qui n’ont pas forcément pris le train du train-train médiatique. Des morceaux choisis de cette presse certes groguis où il reste, pourtant, de bonnes infos.


LE CHIFFRE. Mardi 27 mars. C’est un chiffre qui rassure. Et qui oblige les candidats à la présidentielle à ne pas faire de conclusions hâtives. Non, l’insécurité n’est pas devenue une préoccupation majeure. D’après un sondage BVA publié par Le Parisien, l’insécurité est considéré qu’à 8% comme un thème de la campagne. En somme, le pouvoir d’achat (42%) et le chômage (30%) reste loin devant les thématiques majeurs pour lesquelles les Français attendent des réponses. Une façon de rappeler aux candidats, surtout de droite,  de ne pas céder ni à la surenchère, ni à la panique.

 

L’HOMME. Mercredi 28 mars. Les électrochocs secouent une société, un pays. Parfois, un fait tragique suffit à mobiliser les foules derrière un nom, un itinéraire qui peut mobiliser des milliers de personnes. C’est ce qui se passe aux États-Unis où « des manifestations ont lieux dans une dizaine de villes ». L’objet de cette mobilisation ? Trayvon Martin. « Si j’avais un fils, il ressemblerait à Trayvon » a expliqué Barack Obama, cité par Libération consacré à ce fait divers. Le jeune homme de 17 ans, afro américain, a été froidement abattu par Georges Zimmerman « 28 ans, Blanc d’origine hispanique ». Ce dernier s’était « autoproclamé ‘chef’ d’une milice de quartier ». Des milices comme il en existe des dizaines un peu partout dans le monde : nord de l’Italie, quartiers américains… Ce jour-là, Zimmerman, malgré les annonces de la police qui lui demandait de ne pas bouger, est sorti de sa voiture, une arme à la main. A côté de l’indignation de milliers d’américains, les candidats à l’élection républicaines. Parmi les déclarations les plus insensés ou consternants,  celle de Newt Gringich, retranscris dans Libé : « Est-ce que le président suggère que si un garçon blanc avait été tué, l’affaire n’aurait pas été aussi grave car lui n’aurait pas rassemblé ? ». No comment.

 
L’HISTOIRE. Jeudi 29 mars. La Birmanie s’ouvre à la démocratie, honore Aung San Suu Kyi. Mais dans le même temps, dans le nord, le régime militaire réprime avec force les Kachins, la minorité chrétienne. D’après Le Figaro, les affrontements ont repris et se sont durcis depuis l’an passé quand « les militaires birmans ont voulu renforcer leur contrôle des zones concernés par les projets hydrauliques ». Au prix de l’énergie pour les uns, de la liberté pour les autres. 150 bataillons, 40 000 militaires pour la junte, 20 000 pour les Kachins. Et c’est la société civile qui paie un lourd tribu dans « cette zone de non droit » : « les soldats violent, torturent, exécutent les populations, pillent et incendient les maisons, réquisitionnent des enfants comme porteurs ». Au total, ils seraient 70 000 à s’entasser dans des camps de fortune. Alors, toutes les forces possibles sont dédiées à la guérilla, même les femmes et les jeunes filles. Extrait :
« Nhkum Htang Ja, une jolie recrue à couettes formés à la progression en colonne et au maniement du fusil semi-automatique (…) explique : « Si Jésus s’est sacrifié pour nous, je peux bien me sacrifier pour mon peuple »

 
LA UNE. Vendredi 30 mars. Le Monde met en valeur la première monographie sur la cocaïne, publié par l’OFDT*. Le constat : la cocaïne « se banalise » (en une) et « son imaage se dégrade » (titre en page intérieure). En somme, le prix d’un gramme à chuté, passant de 150€ en 1990, à 60€ en 2010 et l’usage a été multiplié par trois en vingt ans. Davantage de catégories socioprofessionnelles « l’expérimentent », les lieux de consommation se diversifient aussi – « les occasions de sortir se raréfient, mais l’usage se poursuit à domicile ou dans les soirées entre amis ». Et si la drogue permettait une analyse des plus pertinentes de notre société ? Jugez plutôt ces extraits du Monde :  « La diffusion de la cocaïne s’explique aussi par l’image de performance associée à cette drogue qui colle bien avec l’état d’esprit de la société ». Et c’est chez les chômeurs que l’on trouve « l’un des taux d’expérimentation particulièrement élevé ».

 
*L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies.

A propos Ludanslapresse

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