La revue de presse de la semaine, du 13 au 17 février

L’HISTOIRE. Lundi 13 février. En Italie, fini les Ferrari.  Page 10 de Libération, témoignage ‘ordinaire’ de la crise. On apprend qu’en Italie, il ne fait pas bon rouler dans « de grosses bagnoles rutilantes ». En « faisant de la lutte contre la fraude fiscale l’une des priorités du gouvernement », le gouvernement italien a poussé la police financière « a multiplié les opérations coups de point ». Résultat : « plus de 68 millions d’euros de redresser ». Et « de nombreux Italiens propriétaires de voitures de luxe préfèrent désormais se débarasser de ces modèles qui attirent l’attention de la police financière. » Un concessionnaire de Ferrari, à Milan, explique « qu’une trentaine de propriétaires sont déjà venus nous demander de reprendre leur véhicule ». Illustration que la crise touche aussi les plus riches. Enfin, c’est ce que retiendrons certains.
LE CHIFFRE. Mardi 14 février. 85. Comme le nombre de victimes, tous gendarmes ou militaires maliens « abattus alors qu’ils avaient les mains liées dans le dos » retrouvé, mi-janvier, à Aguelhok, dans le nord du Mali. Le Figaro révèle en effet « le conflit qui oppose les autorités maliennes aux Touaregs » qui « tourne à la guerre dure et sans pitié ». Les victimes du massacres ont « été égorgées et les autres tués d’une balle dans la tête » d’après des propos rapportés du ministre de la coopération, Henir de Raincourt. Cette attentat, d’après l’auteur de l’article, « signifie la reprise de la lutte armée par les Touaregs. » Le MNLA, Mouvement national de libération de l’Azawad, souhaite l’indépendance de cette région berceau des Touaregs. Or, cette zone est aussi, carte à l’appui dans Le Figaro, celle d’action d’AQMI, Al-Quaida au Magheb islamique. Le MNLA qui revandique lui la « prise temporaire de la ville » de Kidal, capitale du nord du Mali, serait composé de 1500 à 2000 hommes. La plupart d’entre eux « sont rentrés aguerris de Libye avec armes et bagages après la chute de Mouammar Kadhafi ». Les « Occidentaux redoutent qu’une nouvelle guerre dans le Sahara malien ne profite à Aqmi » conclut l’article.
LE DOSSIER. Mercredi 15 février. Trop dangereux pour la liberté, trop jeunes pour la prison. Dans ses grands dossiers de la présidentielle, Le Parisien, associé à Europe 1 et iTélé, s’intéresse cette semaine à la lutte contre la délinquence des mineurs. Un reportage partage le quotidien de jeunes « au lourd passé judiciaire » dans un centre éducatif fermé à Dreux, dans l’Eure-et-Loir. Des jeunes dont « la justice considère qu’ils sont trop dangereux pour rester libres, mais qu’ils n’ont pas leuir place en prison » explique un colonel cité par le journal. On retrouve ainsi Quentin et Jordan (leurs prénoms ont été modifiés), 16 ans tous les deux, lors de « temps libre dans la salle de vie commune », « devant la Playstation ». Le premier a « 100 vls de voitues à son actif » qu’il justifiait « pour échapper à sa mère », l’autre « pour des agressions multiples ». Au programme de « leur journée balisée » : « piscine, poterie, jardinage, remise à niveau scolaire ». Mais, surtout, l’angoisse de la sortie. « Il faudrait qu’on puisse les suivre mais la loi ne nous donne pas ce pouvoir, ni les moyens qui vont avec » explique un éducateur au Parisien. Des moyens, de l’attention, la justice ne doit se limiter à la prison, surtout pour des jeunes, délaissés trop vite par le système. Aujourd’hui, seuls 3 800 jeunes ont séjournés dans des centres éducatifs fermés. Les autres ont connu la prison.
LA FEMME. Jeudi 16 février. Le cerveau de Sarko. La veille, Nicolas Sarkozy, président est devenu candidat devant un peu plus de 11 millions de téléspectateurs. Ses mots, son attitude, sa stratégie, il l’a doit essentiellement à une femme : Emmanuel Mignon. Aujourd’hui, c’est sa revanche, titre Le Point dans un article consacré à « cette pourvoyeuse d’idées ». En 2007, elle tenait le rôle de « cerveau de la campagne » auprès de Nicolas Sarkozy. Pourtant, exaspérée par « l’omniprésence de Claude Guéant » mais aussi, « ajout à l’humiliation », de se voir relégué, à l’Elysée, dans un bureau « éloigné du corps centrale, au plus près du chef de l’Etat ». Elle a alors claquée la pore, refusée des postes de prestige et travaillé pour la boîte de Luc Besson. Aujourd’hui, cette « bucheuse, ancienne major de l’Ena » est revenu « par défi » et sans doute (mais l’article ne le stipule pas) un sacré contrat. C’est elle qui ce charge du travail « au combien stratégique » de l’écriture du prochain livre du président. Un maillon essentiel dans la stratégie de la Sarkozie, dont le retour a été « appuyé par Patrick Buisson », le monsieur Opinion de la campagne, à l’Elysée après un long passage au FN. Il partage avec Emmanuel Mignon « une forte foi catholique ». Néanmoins, on ne peut sous-estimer ces hommes de l’ombre qui vont, pendant un peu moins de 90 jours, façonner un candidat, gommer une mandature chaotique et faire la pédagogie de l’homme providentiel. Dans ce domaine, ce sont sans doute les plus aguerris. Et, à n’en pas douter, l’actualité, c’est eux qui la feront. Pour quel résultat ? Réponse le 22 avril prochain.
LA PHRASE. Vendredi 17 février. « Moi, je ne me vexe pas quand vous me couvrez de merde du matin au soir ». Cette phrase a été prononcée par le premier ministre de la sixième puissance mondiale, la Russie, Vladimir Poutine. Le propos est rapporté dans Le Monde, qui relate les pressions exercés par le Kremlin sur les médias. Le premier ministre, qui brigue en mars la présidence, s’adressait à Alexei Venediktov, rédacteur en chef de la radio Echo de Moscou. C’était à la mi-janvier. Depuis Venediktov et son adjoint ont « été priés de partir », tous deux remplacés par « deux ‘Pitertsy », comprenez des personnes originaires de Saint-Pétersbourg. C’est dans la deuxième ville de Russie, où Vladimir Poutine a travaillé au début des années 1990, dont sont issue « la plupart des cadres aux commandes de la Russie actuelle » comme le rappelle Le Monde. Dernière illustration de cette mainmise nouvelle d’un pouvoir qui s’inquiète : en mars prochain, les élections présidentielles s’annonçent mouvementée pour Vladimir Poutine. Qui, par petite touche, s’éfforce de resserer l’étau pour remonter les marches rouges du Kremlin.

A propos Ludanslapresse

Tweeter, les alertes, Facebook, c'est net : tout est sur Internet. Pourtant, même en 2012, les journaux existent encore. En région surtout. Embarquez, chaque jour, pour un petit tour de France, toujours cocasse, de l'actualité.
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